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Extrait d'un article paru dans la revue LiRE : « (…) Après avoir organisé un festival du livre et des ateliers d'écriture en maison d'arrêt au Mans, Marie-Christine Daunis s'est installée dans la capitale, décidée à changer de vie en écrivant celle des autres. Sur la table de son bureau qui donne sur un jardinet, les livres publiés s'empilent et, dans son «placard aux histoires», des dossiers en cours débordent de photos et de documents. L'un d'eux, La mémoire qui s'effrite, ne la quitte pas. «Un jour, une jeune femme m'a appelée: sa mère était morte et son père vivait dans une maison de retraite. Elle voulait qu'il reste une trace de leur vie, de leur passé. J'ai travaillé avec cet homme pendant une petite année. C'était une course contre la montre car sa mémoire s'en allait, les mots lui échappaient. Nous avons vraiment œuvré à deux pour récupérer les anecdotes, les souvenirs à partir de photos, de murmures.» Un livre sauvetage qui ressemble à un héritage.
Marie-Christine Daunis se souvient aussi de son premier texte, Solange ou les trois regrets. La cliente habitait au fin fond de la campagne. Mais elle voulait absolument laisser sa confession à sa fille. Dans cette ferme perdue, il n'y avait pas un seul livre, celui de Solange fut le seul à trôner sur le buffet. Marie-Christine Daunis parle des «gens de peu» qu'elle aime rencontrer, chez elle ou chez eux. Souvent, ce sont les enfants ou les petits-enfants qui, souhaitant recueillir la mémoire de la famille, prennent contact avec l'écrivain. Là encore, pas question d'enregistrement, l'échange doit rester intime. (…)
«Parfois, explique-t-elle, les clients ne viennent pas pendant des mois. Certains n'ont plus d'argent pour payer une nouvelle séance. Mais quand ils reviennent, nous reprenons le récit où nous l'avons laissé. J'aime cette liberté totale, la leur et la mienne.» Le danger qui menace ces biographes familiaux, ces «nègres pour inconnus», c'est d'être pris pour des psys. (…) «Quand j'entends un client me dire qu'il va annuler ses séances chez son psy, je lui dis : "surtout pas", précise Marie-Christine Daunis. Les gens viennent me voir car ils pensent que je peux entendre des choses qu'ils n'oseront jamais confier à leurs proches.» Secrets de famille, petits arrangements avec la vérité, testament sentimental, ces professionnels deviennent des amis de la famille, «celui qui sait tout mais ne dit rien». (…)»
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Article paru dans la revue Télérama : «Marie-Christine Daunis en a fait son métier et connaît aujourd'hui un succès grandissant. Ce sont souvent des personnes âgées qui rêvent de transmettre leur vie en héritage ou des gens qui ont connu une expérience forte dont ils veulent laisser une trace. Cette thérapie littéraire est exigeante. Marie-Christine se rend chez la personne, prend des notes dès la première visite pour tenter de conserver « la voix » de l’auteur. Ces rencontres peuvent durer plusieurs mois, voire un ou deux ans. La relation reste toujours professionnelle, mais l’échange est une sorte de reconstruction de la mémoire. « Ce qui m’intéresse, dans la relation avec l’autre, c’est d’accompagner. » Grand-mère voulant offrir sa biographie pour l’anniversaire de sa petite fille, petit-fils voulant retrouver l’histoire de sa famille à travers les souvenirs de son grand-père laotien, chaque expérience est un enrichissement pour la rédactrice comme pour l’auteur. Chez Marie-Christine, tout est clair : une heure d’entretien et le temps nécessaire à son écriture ; l’ensemble coûte 90 € payés à la fin de chaque séance. Et voici un ouvrage qui peut réunir les fils brisés d’une famille ou d’une mémoire. » |
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AUTRES :
• Zurban : "Marie-Christine Daunis, passeuse de vies" (2006)
• Le Parisien : Salon du livre Marie-Christine Daunis écrit la vie des inconnus (22 mars 2006)
• Mairie 2ème : "Transmettre la mémoire" (2006)
• M6 : "Marie-Christine Daunis, une biographe publique" (2005)
• Radio bleue (City Balade) : "Biographe publique" (2005)
• Maxi : "Racontez votre vie, ça fait du bien !" (2005)
• France Inter : Emission Eclecktik (2004)
• Le Parisien : "L'otage de la Nation tourne enfin la page" (2004)
• Le Perche : "Racontez votre vie à Marie-Christine Daunis, biographe pour inconnus " (2003)
• Viva : "Le fabuleux destin de M. Tout-le-monde"(2003)
• Pariphérie : "L'écrivain de l'autre" (2004)
• Radio suisse romande : "Portrait d'une biographe" (2003)
• France Culture : "La vraie vie d'une inconnue" (2002)
• France 3 Ile de France : Interview au journal de 13 heures (2001)
• France Culture : Emission Clair de nuit (2001)
• France Inter : Emission de Brigitte Patient (2001)
Lire des extraits de certains de ces articles ou interviews : téléchargez les articles |
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